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Un trio féminin à la tête de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique!

09 juillet 2020

Depuis le 1er juillet dernier, Mme Nancy Gélinas est entrée en fonction au poste de doyenne de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval. Elle devient ainsi la première femme de l'histoire à occuper les fonctions de doyenne de cette Faculté.

Elle succède à M. Guy Mercier, professeur au Département de géographie. Mme Gélinas tient d’ailleurs à remercier chaleureusement Guy Mercier, qui termine son mandat de doyen avec le sentiment du devoir accompli. "Merci pour ton engagement. Nous retiendrons de toi un doyen visionnaire, en action et très dévoué. Bonne continuation dans tes nombreux projets académiques et de recherche". 

Afin de l’épauler dans son mandat, Mme Gélinas a nommé deux autres professeures dans son équipe au décanat. Mme Jacynthe Pouliot continuera d’occuper ses fonctions de vice-doyenne à la recherche et Mme Nathalie Barrette a accepté de se lancer dans l’aventure comme vice-doyenne aux études. Un trio tout féminin!

Nancy Gélinas, doyenne

Nancy Gélinas est professeure-chercheuse en économie forestière. Formée entièrement à l’Université Laval, mais possédant des diplômes de trois facultés, elle présente un parcours pluridisciplinaire qui s’est terminé avec un doctorat en sciences forestières, avec spécialisation en économie politique. Arrivée à titre de professeure à l’Université Laval en 2004, elle avait d’abord commencé sa carrière à l’Université de Moncton, campus d’Edmundston en 1997. Avant sa nomination à titre de doyenne, elle a été vice-doyenne aux études durant quatre ans. Les aspects sociaux, économiques et de gouvernance occupent une place importante dans ses projets de recherche, où la participation des acteurs dans un contexte multiressources domine.

Jacynthe Pouliot, vice-doyenne à la recherche

Jacynthe Pouliot est vice-doyenne à la recherche depuis août 2018 et elle est professeure-chercheure au Département des sciences géomatiques depuis 2001. Elle a œuvré à titre de directrice du Département des sciences géomatiques de juin 2011 à mai 2016. Elle est chercheure régulière au Centre de recherche en données et intelligence géospatiales (CRDIG), membre de l’Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec depuis 1988, du comité spécial sur le cadastre 3D de la Fédération internationale des géomètres, et du comité de révision de la norme ISO-19152 Administration des terres. Elle se spécialise en développement de système d’information géospatiale, en modélisation géométrique 3D et en intégration de données géospatiales. Elle s’intéresse notamment à la valeur ajoutée liée à l’exploitation de l’information géospatiale 3D dans les processus décisionnels, et ce, dans divers domaines d’application.

Nathalie Barrette, vice-doyenne aux études

Nathalie Barrette vient d’être nommée vice-doyenne aux études et elle est professeure-chercheure au Département de géographie de l’Université Laval depuis 20 ans. Elle a été directrice des programmes d’études de 2e et 3e cycles en géographie entre 2010 et 2014. Elle est membre de l’Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société. Mme Barrette est spécialisée en climatologie, géographie environnementale, risques hydrométéorologiques et changements climatiques. Elle a aussi participé à la création de l’atlas interactif en ligne sur la vulnérabilité de la population québécoise aux aléas climatiques à l’intention des acteurs locaux et régionaux.

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Michel Allard nommé professeur émérite

08 juillet 2020

Seize professeures et professeurs ont été promus au rang d’émérite à la séance du Conseil universitaire du 9 juin 2020 dont Michel allard, professeur retraité du département de géographie.

Michel Allard est professeur au département de géographie et membre du Centre d’études nordiques depuis 1979.  Ses recherches portent sur la géologie du Quaternaire, la géomorphologie littorale, la science du pergélisol et la climatologie. Au fil de sa longue carrière, il a développé une expertise poussée sur les régions côtières arctiques caractérisées par un paysage qui évolue constamment sous l’effet des changements climatiques. Tout en poursuivant ses recherches fondamentales sur la déglaciation et les changements du niveau marin post-glaciation, il est devenu rapidement un expert reconnu des répercussions de la fonte du pergélisol sur l’environnement naturel et sur les infrastructures nordiques au Nunavik et au Nunavut. Géographe complet, le professeur Michel Allard a orienté une partie de ses travaux de recherche sur la vulnérabilité des communautés nordiques face au réchauffement climatique. Ses sources de financement sont multiples, provenant à la fois des grands organismes subventionnaires que de contrats majeurs avec divers paliers de gouvernement et reflètent tant l’importance de ses recherches fondamentales que de ses recherches appliquées. Il a sans doute été un précurseur dans l’établissement d’un véritable partenariat avec les communautés autochtones et inuites du Nunavik et du Nunavut, dans le but de de mieux aménager leurs villages dans le contexte des changements climatiques. Sur le plan méthodologique, outre le développement d’une banque de données thermiques permettant de fournir les seules données sur le pergélisol de l’Est du Canada, les travaux du professeur Allard ont conduit à des progrès technologiques qui ont permis aux communautés nordiques de relever les défis d’ingénierie propres au Nord. Ses recherches ont été publiées dans plus de 130 articles scientifiques et diffusées dans plus de 1000 participations lors de divers congrès ou colloques. La plupart de ses articles sont cosignés par des étudiants qu’il a dirigés soit au doctorat (16), à la maîtrise (46) ou même au premier cycle (66). Treize d’entre eux sont devenus soit professeurs d’université ou chercheurs.

Michel Allard n’a pas négligé pour autant son implication dans divers postes administratifs : directeur du Centre d’études nordiques, directeur du département de géographie, rédacteur en chef de la revue Géographie physique et quaternaire; président du comité d’évaluation des centres de recherche du FRQNT; président du comité national canadien sur le pergélisol, etc.

La carrière scientifique du professeur Michel Allard a été soulignée par plusieurs prix. En 1998, il recevait le Prix commémoratif Roger J.E. Brown attribué par la Société canadienne de géotechnique. Ce prix souligne sa contribution exceptionnelle à la science et au génie du pergélisol. En 2006, le professeur Allard était le récipiendaire du Prix de la recherche scientifique sur le Nord du Gouvernement du Canada. Il s’agit d’un prix décerné chaque année à une personne qui a apporté une contribution notoire à la connaissance et à la compréhension du Nord canadien et qui reconnaît la transformation du savoir en action. Ce prix reconnaît la contribution importante du professeur Allard à la compréhension de la dynamique du pergélisol et de l’impact des changements climatiques sur l’environnement arctique ainsi qu’à l’élaboration de méthodes et de technologies utilisées dans l’aménagement du territoire et l’établissement des politiques dans l’Arctique. En 2015, le professeur Allard recevait la Médaille polaire décernée par le Gouverneur général du Canada. Remise pour la première fois en 2015, cette distinction récompense les personnes qui ont accru de façon marquante la compréhension des communautés nordiques du Canada et de leurs habitants ou qui se sont employées à en faire la promotion. Enfin, en 2017, choisi par ses pairs, le professeur Michel Allard a reçu le Prix de la fondation J. Garfield Weston pour la contribution de toute une vie en recherche nordique. Doté d'une bourse de 100 000$, ce prix est octroyé par l'Association universitaire canadienne d'études nordiques.

Ces quelques mots illustrent à quel point le titre de professeur émérite est pleinement mérité par le professeur Allard que nous félicitons chaleureusement.

Consultez la nouvelle à ce sujet diffusé sur ULaval nouvelles