Témoignages de professionnels en géographie

Témoignages vidéo

Des professionnels diplômés du département de géographie partagent leur passion par le biais de fabuleux témoignages vidéo.


Antoine Émond-Verreault, géographe
Roche ltée, Groupe-conseil


Marie-Ève Dubois, géographe
Nation huronne-wendat

Portraits de professionnels diplômés en géographie

Vous découvrirez à travers ces divers portraits ce que font nos diplômés sur le marché du travail, la diversité des tâches, les employeurs potentiels et l'immensité des applications de la géographie. Que ce soit comme chargé de projet, agent de recherche, agent de développement, conseiller aux affaires internationales, analyste politique, adjointe exécutive, les possibilités d'emploi sont multiples.

Plusieurs des portraits suivants sont tirés des ateliers sur l'emploi en géographie organisés annuellement au Département de géographie de l'Université Laval depuis 2005. Veuillez prendre note que les diplômés présentés dans cette section peuvent avoir changés de fonction ou de lieu d'emploi depuis la publication de ces textes.

Michel Côté, responsable de l’aménagement du territoire à la MRC de Bécancour

Michel Côté connaît bien le milieu municipal. Il a travaillé à la Ville de Québec sur le plan directeur d’aménagement et de développement. Il s’est par la suite dirigé vers la municipalité régionale de Comté de la Nouvelle-Beauce pour travailler à la révision du schéma d’aménagement et de développement du territoire. Ce document de planification établit les lignes directrices de l'organisation physique du territoire et permet de coordonner les choix et les décisions qui touchent l'ensemble des municipalités concernées, le gouvernement et ses ministères. Ce travail contribue à mieux orienter le développement économique, social et environnemental du territoire. Michel Côté travaille maintenant pour la municipalité régionale de Comté de Bécancour dans un milieu rural où il s’occupe, avec cinq autres géographes, de la gestion des cours d’eau, de l’aménagement du territoire, du développement social et territorial, de la protection de l’environnement, de la géomatique et bien plus !

Catherine Plante, agente de développement, RURALYS

Catherine hésitait au départ entre l’histoire et la géographie. Son choix s’est vite précisé dès sa première année d’étude où elle a décidé de s’orienter complètement au baccalauréat en géographie. Elle avait trouvé sa voie. Grâce au programme « Place aux jeunes », elle s’est trouvé un emploi comme agente de développement pour l’organisme RURALYS à La Pocatière. Cet organisme a pour mission la mise en valeur du patrimoine rural incluant autant le paysage, le milieu bâti que le milieu culturel. Ses actions visent à créer de la valeur ajoutée aux ressources patrimoniales existantes dans un cadre de développement économique durable. Catherine travaille plus précisément à l’étude du paysage et à sa caractérisation tout en établissant des moyens et des outils de sensibilisation pour assurer sa qualité et ainsi conserver le patrimoine paysager de plusieurs territoires.

Marie-Eve Bisson, agente de recherche, Commission de toponymie du Québec

Marie-Eve a découvert un intérêt marqué pour son domaine lors de son cours d’introduction à la toponymie offert en géographie. Elle a trouvé un stage à la Commission de toponymie du Québec où elle a ensuite été embauchée. Elle effectue des recherches documentaires et téléphoniques et elle précise la signification des noms, leur langue et leur origine. En fait, c’est un inventaire poussé de tous les noms. Des noms de lacs, de rivières, de montagnes, de municipalités…il en existe plusieurs ! Elle est aussi amenée à partager les méthodologies du Québec avec d’autres pays et par le biais de l’organisation internationale de toponymie. Selon elle, sa formation lui est très utile dans son travail car elle doit identifier des espaces, avoir des connaissances sur le territoire, utiliser une méthodologie et rédiger plusieurs documents.

Sébastien Vachon, Président fondateur et vice-président des ventes, KOREM

Sébastien Vachon a créé son entreprise avec un collègue alors qu’il était encore aux études pendant son baccalauréat en géographie à l’Université Laval. Tout ça, suite à sa participation avec un collègue à un concours de cartographie qu’ils ont remporté. Son entreprise développe et implante des solutions géospatiales qui répondent aux besoins de ses clients à l’échelle nationale et internationale. Son entreprise, d’un chiffre d’affaire de 10 millions, compte maintenant 52 employés dont 17 géographes qui travaillent comme responsables de l’assurance-qualité, comme chargés de projet ou comme gestionnaires. Que ce soit pour le développement web des indications routières, la représentation cartographique du taux de criminalité comme outil aux policiers, pour la cartographie de la pandémie de grippe ou pour le suivi par une compagnie pétrolière de la compétition et de l’évolution des prix de l’essence, son entreprise développe des outils cartographiques et d’aide à la décision. Sébastien Vachon travaille autant à la gestion des ressources humaines, à la recherche de financement qu’à la gestion de son équipe de vendeurs. Selon lui, la force du géographe est de mettre tous les éléments en contexte. Sa principale recommandation est de persévérer et d’être apte à aller au bout de ses projets.

Christine Risi, adjointe exécutive au bureau de la sous-ministre associée à Faune Québec (MRNF)

Sa motivation pour la géographie a été au départ sa fascination pour le monde dans lequel elle vivait, sa composition, ses formes et ses paysages. Son premier emploi a été au Directeur général des élections pour l’élaboration de cartes électorales. Elle les dessinait ! On était bien loin de la cartographie numérique que l’on connait aujourd’hui. Elle a par la suite travaillé au ministère de l’Énergie et des Ressources comme analyste des schémas d’aménagement pour s’assurer de leur conformité avec les plans d’affectation du territoire. Ses habiletés en rédaction l’ont mené au bureau du sous-ministre au Forêt comme chargée de projet. Elle a ensuite fait un saut à Revenu Québec et elle est revenue au ministère des Ressources naturelles et de la Faune comme adjointe exécutive de la sous-ministre associée à Faune Québec où elle touche aux communications, à la politique, aux
ressources humaines et où elle participe activement au développement des stratégies gouvernementales. Selon elle, les forces du géographe sont de dégager une vision plus globale, d’avoir un bon esprit critique et de synthèse, d’être constructif et de contribuer à la recherche de solutions simples à des problèmes parfois complexes.

Martine Freedman, conseillère en ressources humaines et en classification, ministère du Tourisme

Martine Freedman travaille, en autres, sur la classification hôtelière des entreprises touristiques, établit les ententes et collabore à la rédaction des textes légaux. Elle a aussi réalisé une étude territoriale concernant la localisation des écoles de formation en tourisme par rapport à la localisation des entreprises touristiques afin de savoir si les besoins de main-d’oeuvre pourront être comblés efficacement. Elle a même fait des enquêtes auprès des pourvoyeurs pour mieux connaître leurs préoccupations. Dans son travail, elle côtoie donc les hôteliers, les cuisiniers, les responsables d’accueils touristiques ainsi que les écoles de formation dans le domaine. Selon elle, la formation en géographie lui a donné une ouverture d’esprit et lui permet de travailler avec des gens différents provenant de plusieurs secteurs d’activité.

Simon Mélançon, conseiller en coopération internationale, Directeur général des élections

Selon Simon Mélançon, son baccalauréat lui a apporté des outils de base indispensables pour mieux comprendre les problématiques sociétales, territoriales et environnementales. Pendant sa maîtrise, il a pu apprendre l’espagnol lors de son séjour de trois mois en Bolivie où il a réalisé sa recherche. Selon lui, « la maîtrise est un moment privilégié pour se spécialiser dans un champ de la géographie tout en développant de nouvelles habilités ». Il mentionne que « la géographie, c’est la polyvalence dans le cheminent académique comme sur le marché du travail ». Son expérience témoigne bien de cette réalité. Il a travaillé au ministère de la Santé et des Services sociaux à la confection d'un atlas Internet de la santé. Il a ensuite travaillé à la Commission de la représentation électorale où il a participé à la refonte de la carte électorale du Québec grâce, encore une fois, à ses capacités de maîtrise des systèmes d’information géographique. Il est maintenant conseiller en coopération internationale, au Directeur général des élections. Il coordonne la collaboration avec les autres administrations électorales du Canada et les divers projets de coopération en matière de démocratisation dans plusieurs pays, principalement d’Afrique et d’Amérique latine. Sa connaissance de l’anglais et de l’espagnol est un réel atout. Dans chacun de ses emplois, il a entretenu sa passion d’étudiant : « l’idée d’aborder la société à travers le territoire et d’avoir le monde comme terrain d’études et d’analyse ».

Gabriel Chartier, conseiller aux affaires internationales et chef de pupitre de New York (MRIF)

Après sa maîtrise, Gabriel Chartier a enseigné au baccalauréat en études internationales au Mexique. Il travaille maintenant pour le ministère des Relations internationales du Québec. Il est responsable de coordonner les activités internationales et les relations bilatérales entre le Québec et d’autres pays. Il s’occupe également des dossiers avec New York et les autres états à proximité. Il réalise une veille et participe à des analyses politiques. Il s’occupe aussi des programmes de visite des politiciens, ministres ou du premier ministre lors des missions internationales et s’assure que ceux-ci ont en main les outils et les informations nécessaires dans les dossiers à traiter. Ils accompagnent parfois les députés à l’étranger. Il mentionne que la force du géographe est sa sensibilité sur le plan géopolitique, sa capacité de synthèse et d’analyse et sa vision multidisciplinaire. D’ailleurs, on retrouve, pour ces raisons, plusieurs géographes dans son ministère.

Karen Bronsard, analyste politique, Immigration Canada

Lors de sa maîtrise en sciences géographiques réalisée sous la supervision de la professeure-chercheure Nathalie Gravel, Karen Bronsard s’est intéressée aux travailleurs agricoles saisonniers du Mexique. Elle a passé un an et demi en république dominicaine entre son baccalauréat et sa maîtrise, a travaillé pour l’ACDI et a été volontaire pour le ministère des Relations internationales sur les questions de développement écotouristiques. Elle a par la suite travaillé dans les bureaux des sous-ministres et a obtenu un poste à l’Agence de santé publique du Canada où elle a collaboré avec l’Organisation mondiale de la Santé publique et avec l’Organisation panaméricaine de la Santé. Elle travaille maintenant à Immigration Canada à la division des travailleurs étrangers saisonniers où elle effectue des recherche sur les lois et règlements, offre de l’aide aux travailleurs et où elle a aussi le mandat d’alimenter les réponses aux périodes de questions à l’Assemblée nationale. Elle a plusieurs opportunités à l’étranger où elle agit comme agente de liaison. Un parcours où la géographie humaine se marie parfaitement à la dimension internationale !

François Quinty, directeur de projet, SNC-Lavalin Environnement inc.

Tout jeune, François Quinty aimait les cartes et rêvait de la baie d’Hudson comme d’un mythe. Lors de son baccalauréat en géographie, il a vu la baie d’Hudson plus souvent qu’à son tour, puisqu’il a fait une maîtrise au Centre d’études nordiques et qu’il y a travaillé pendant 4 ans comme responsable de la logistique. Par la suite, il est passé de la recherche fondamentale à la recherche appliquée en travaillant au développement d’une méthode de restauration des tourbières exploitées pour la production de mousse de tourbe. Le projet fut un succès et face à la demande naissante en restauration de tourbières, il a mis sur pied sa propre entreprise de consultation. Pendant une dizaine d’année, il a réalisé des projets variés reliés aux tourbières et à l’environnement : études d’impact environnemental, plan de restauration, restauration de tourbières, témoin-expert dans des causes juridiques. Il est maintenant directeur de projets et expert dans le domaine des tourbières chez SNC-Lavalin Environnement. À ce titre, ses tâches comprennent le développement des affaires, la gestion administrative des projets, la gestion des équipes de travail et le contrôle de la qualité. Il a aussi comme tâche de structurer l’offre de SNC-Lavalin Environnement pour ce qui touche les milieux humides. Selon lui, les connaissances générales (géographie économique, humaine, physique, etc.) acquises au baccalauréat constituent un atout majeur lors de travaux dans des équipes multidisciplinaires, car elles permettent d’établir les liens et de synthétiser l’information.

David Boudreault, chef du service de l’expertise environnementale, BAPE

Après un passage de deux ans au sein de l’équipe de la planification des parcs nationaux comme chargé de projet, David Boudreault a continué sa carrière au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Agissant à titre de professionnel à son arrivée, son rôle était de contribuer à l’analyse des projets environnementaux confiés au BAPE. Par la suite, il a migré vers un poste de gestion comme chef du service de l’expertise environnementale. Son implication comme gestionnaire comporte plusieurs défis. Par l’entremise d’une quinzaine de professionnels sous sa tutelle, il a la responsabilité de fournir l’expertise et les conseils nécessaires à la réalisation des différents mandats d’enquêtes et d’audiences publiques. Afin de participer pleinement à la mission de l’organisme, il doit aussi assurer une veille stratégique dans différents domaines d’intérêt en vue de maintenir et de développer les connaissances requises pour éclairer la décision gouvernementale dans la perspective du développement durable. Longtemps intéressé par les paysages et les relations que les êtres humains entretiennent avec la nature, il considère que ses études en géographie lui ont permis d’acquérir des d’outils d’analyse et de travail ainsi que de comprendre nombre de situations complexes dans divers champs d’application. Il ajoute que le développement de cette compétence multidisciplinaire s’avère un atout essentiel lui permettant de se dépasser à chaque jour et ainsi tracer son chemin professionnel.

Benoit Mimeault, agent de développement en planification des infrastructures (RTC)

Benoit Mimeault est diplômé du baccalauréat en géographie. Il a été inspecteur municipal à la municipalité de Stoneham pendant un an et demi. Il conseillait les citoyens, s’assurait du respect de la réglementation et émettait des permis de construction. Par la suite, il a occupé le poste de conseiller en urbanisme où il participait à la refonte de la réglementation de la municipalité et à la planification du développement du territoire. Il travaille maintenant au Réseau de transport de la Capitale (RTC) où il est responsable de la planification des infrastructures réseau comme les abribus, la signalisation, les arrêts d’autobus. Selon lui, la plus grande qualité nécessaire à son travail est la capacité de jugement. Il adore son travail et selon lui, c’est son bagage d’expériences qui lui a ouvert toutes ces portes !

Marion Vincent, chargée de projet, Mobili-T

Lors de sa maîtrise en géographie, Marion Vincent a étudié l’impact des métro-bus sur l’emploi. Elle a commencé comme responsable de la géomatique à l’Institut de la statistique du Québec où elle s’occupait du découpage du territoire et des régions administratives. Elle travaillait aussi à la cartographie numérique, interactive et à l’analyse spatiale du territoire. Par la suite, elle est devenue chargée de projet chez Mobili-T, Centre de gestion des déplacements de Québec qui est un organisme à but non lucratif qui favorise le développement de solutions novatrices en transport durable. Avec toute une équipe, mobili-T met en place des solutions pour un transport durable et propose des solutions alternatives à l’automobile (vélo, marche, autobus). Marion Vincent a réalisé un sondage sur les habitudes de transport et fait un diagnostic d’accessibilité aux édifices. Elle a également élaboré une base de données sur le comportement des usagers.

Michel Savard, directeur de la planification et du développement, Société de transport de Lévis

Michel Savard est passionné par l’interaction des gens avec leur milieu. Au départ, il était intéressé par la biologie mais il s’est finalement dirigé vers la géographie pour être plus proche des gens. Il a réalisé une année à MontPellier et fait son mémoire de fin d’études au Pérou. Il a été professeur à l’Université de Moncton pendant 10 ans. Il a accepté par la suite un emploi au Réseau de transport de la Capitale comme gestionnaire de transport pour travailler sur une étude pour renforcer l’efficacité du Métrobus et créer de nouveaux parcours. Il s’est concentré sur la qualité des déplacements et pour y arriver il s’est allié des gens de différents domaines en créant des tables de travail multidisciplinaires. L’avantage du géographe est d’être en mesure de faire des liens entre les disciplines pour mieux fixer les orientations. Ensuite, il a travaillé chez Roche, une firme de génie-conseil, sur un contrat portant sur le développement du transport en milieu rural. Il est maintenant directeur à la Société de transport de Lévis où il a le mandat de gestion pour réorganiser le réseau de transport. Une équipe travaille pour géoréférencer tous les arrêts afin de mieux organiser les déplacements. Il apprécie beaucoup pouvoir travailler avec les gens du milieu pour trouver des façons différentes de voyager.

Marianne Mathis, co-fondatrice de la firme de consultants Géo’Graph inc.

« Lorsque j’ai choisi le baccalauréat en sciences géographiques, j’avais un intérêt marqué pour la géographie physique. Je n’avais cependant aucune idée vers quelle carrière je m’orienterais. Les deux premières années de mon baccalauréat m’ont permis d’aborder une multitude de facettes de la géographie et de trouver l’aspect qui m’intéressait le plus : l’aménagement du territoire. Pendant ma maîtrise, qui portait sur la géographie rurale, j’ai occupé différentes fonctions dans les Centres locaux de développement (CLD) et les municipalités régionales de comté (MRC) du Centre-du-Québec, ce qui m’a permis d’aborder des problématiques propres aux territoires ruraux : exploitation des ressources naturelles, agriculture et agroalimentaire, développement local et rural. Ces expériences m’ont mené à identifier des besoins très grands dans les milieux ruraux et m’ont donné envie de trouver une façon novatrice d’y répondre. Avec un associé géographe, j’ai lancé la compagnie Géo’Graph Inc., qui oeuvre dans le domaine du développement régional et qui offre des services en aménagement du territoire et en cartographie. Nous souhaitons promouvoir l’approche propre à la discipline géographique, soit une approche d’ensemble, qui tient compte tant de l’humain que du milieu physique dans la prise de décision, pour favoriser un aménagement du territoire durable. La géographie me permet de travailler avec les gens, ce qui constitue mon leitmotiv, et de trouver l’approche adéquate aux problèmes de développement en faisant preuve de créativité, tout en se basant sur une approche d’aménagement. J’envisage l’entreprise privée comme une grande aventure, avec beaucoup de défis, mais surtout, comme une opportunité inouïe de mettre en application des années d’apprentissages au service des collectivités rurales. »

Anne-Marie Lemieux, enseignante en géomorphologie, Cégep de Saint-Félicien

La géographie est une discipline qui ouvre plein d’avenues professionnelles intéressantes et j’encourage toute personne ayant une passion pour la nature, la vie, l’humain à s’inscrire dans ce programme.

« La géographie m’a toujours attirée pour son approche multidisciplinaire. La compréhension de l’interaction homme-environnement me fascine. Ayant adoré mon baccalauréat, j’ai poursuivi mes études à la maîtrise où j’ai eu la chance de vivre des expériences uniques à Inukjuak dans le nord du Québec et de développer un intérêt pour la recherche. Cette approche multidisciplinaire, cette ouverture sur le monde et les connaissances en géographie physique que m’ont apportées mes études à l’Université Laval, m’ont permis d’obtenir rapidement un emploi au nord du Lac-Saint-Jean, là où j’habite maintenant. Pendant 4 ans, j’ai été coordonnatrice de projets environnementaux dans un organisme voué à la protection de l’environnement. J’y ai développé de nouveaux projets concernant la protection des bandes riveraines, la gestion environnementale d’événements, la création de circuits de découverte sur la biodiversité, etc. Je suis nouvellement enseignante en Techniques du milieu naturel au Cégep de Saint-Félicien. J’y enseigne la géomorphologie. Ces deux expériences de travail sont pour très enrichissantes tant au point de vue personnel que professionnel. Je suis convaincue que mes études en géographie à l’Université Laval ont fait de moi une meilleure candidate pour ces emplois et m’ont permis de bien me préparer au marché du travail. La géographie est une discipline qui ouvre plein d’avenues professionnelles intéressantes et j’encourage toute personne ayant une passion pour la nature, la vie, l’humain à s’inscrire dans ce programme. »

Marie-Hélène Beaudry, Institut de dével. durable des Premières Nations du Québec et du Labrador

Marie-Hélène Beaudry, Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador

Je suis géographe, diplômée au baccalauréat en géographie et en rédaction d’une maîtrise. Je suis chargée de projet à l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador (IDDPNQL). L’IDDPNQL est une organisation sans but lucratif,  situé à Wendake, qui a pour mission d’offrir aux Premières Nations un carrefour dynamique de services en soutien à leurs démarches pour la santé du territoire et de ses ressources, le développement de communautés durables et la reconnaissance de leurs droits. Dans le cadre de mes fonctions, je développe des projets pour intéresser les jeunes à la protection de l’environnement, pour la sauvegarde d’espèces en périls, pour l’amélioration de l’efficacité énergétique des communautés, etc. La valorisation de savoirs traditionnels dynamiques, des cultures et des langues autochtones, transcende mes actions, toujours en collaboration avec des membres des Premières Nations. Ce que j’apprécie le plus dans mon travail est d’imaginer, mettre en œuvre et boucler des projets, de A à Z, qui rejoignent réellement les intérêts et les besoins des Premières Nations. Je suis stimulée par la diversité de mes tâches et par le travail au sein d’une petite équipe multidisciplinaire. Mes études en géographie, avec leur monde de possibilités, m’ont servi de vaisseau et m’ont outillée pour cheminer à travers mes intérêts pour la protection de l’environnement, l’éducation et les réalités autochtones.

Photo: IDDPNQL