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Projet de maitrise avec mémoire en géoarchéologie

22 février 2021

Géoarchéologie du site Cartier-Roberval, Québec : synthèse des données et acquisition de nouvelles connaissances

Des vestiges du premier établissement colonial français en Amérique installé en 1541 par Jacques Cartier et Jean-François de La Rocque de Roberval ont été trouvés sur un promontoire situé à la confluence de la rivière du Cap Rouge avec le fleuve Saint-Laurent. Le site archéologique Cartier-Roberval a été ensuite fouillé pendant plusieurs saisons et des recherches en sciences de la terre ont été entreprises incluant des études pédologiques, stratigraphiques, sédimentologiques et géophysiques. D’autres études en géoarchéologie basées, entre autres, sur la micromorphologie des sols sont néanmoins requises pour mieux comprendre la formation et l’évolution du site avant, pendant et après son occupation en 1541-1543. De ce fait, nous sommes à la recherche d’une étudiante ou d’un étudiant intéressé(e) par un sujet pluridisciplinaire en géographie physique et en archéologie dans le but de mener une étude géoarchéologique sur le site Cartier-Roberval et ses environs. Les nouvelles données seront ajoutées aux divers résultats déjà disponibles pour une réinterprétation globale.

Ce projet est financé par l’Unité mixte de recherche Capitales et patrimoines à l’Université Laval et il sera sous la direction de Najat Bhiry (najat.bhiry@cen.ulaval.ca - Département de géographie) et Allison Bain (Allison.Bain@hst.ulaval.ca - archéologue, Département des sciences historiques), Université Laval.

Affiche du projet (pdf)

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Écrire le corps

16 février 2021

Ce livre, qui réunit nouvelles, poèmes, contes et autofiction, a été codirigé par Sophie-Anne Landry (agente de gestion des études à la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique) et Mattia Scarpulla avec la collaboration de Fanie Demeule. L’ouvrage collectif Épidermes réunit les textes de 14 écrivains qui se sont inspirés du thème de la manipulation du corps.  [...]

L’idée du thème du corps revient à Sophie-Anne Landry. C’est à la suite d’un rêve qui l’a perturbée qu’elle a voulu écrire une fiction mettant en scène une statue de cire vivante. «J’avais cette nouvelle qui m’habitait depuis longtemps et que je souhaitais poursuivre. En croisant Mattia dans un événement poétique, je lui ai proposé l’idée, puisqu’il a déjà travaillé sur le thème du corps. C’est lui qui m’a offert d’intégrer d’autres auteurs et autrices au projet pour en faire une anthologie.»

Pour recruter des participants, le duo a fait appel à des écrivains dont il admire le travail. Tous ont accepté avec enthousiasme. Du lot, plusieurs sont enseignants ou étudiants à l’Université Laval. Mattia Scarpulla et Sophie-Anne Landry, d’ailleurs, sont inscrits en études littéraires, lui comme doctorant et elle au baccalauréat. Sophie-Anne Landry est aussi agente de gestion des études à la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, ce qui lui a inspiré un clin d’œil au domaine de la foresterie dans sa nouvelle.

Pour cette auteure habituée de travailler surtout en poésie, la codirection d’un ouvrage collectif fut une expérience des plus formatrices. «Les professeurs qui m’ont enseigné sont de grandes sources d’inspiration. J’ai énormément de respect pour ces auteurs. C’était une chance de pouvoir collaborer avec eux dans un projet professionnel, tout comme ce fut un immense plaisir de travailler avec Mattia.»

Lisez l'article complet de Mathieu Dessureault sur Ulaval nouvelles

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Nouvelle chaire de recherche en partenariat Sentinelle Nord - Nunavik sur le pergélisol

15 février 2021

Le programme Sentinelle Nord est fier d'annoncer, en partenariat avec le Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, la création d'une nouvelle chaire dirigée par la professeure de géographie Pascale Roy-Léveillée. Cette chaire, qui s'ajoute aux 10 chaires de recherche déjà mises sur pied au sein de Sentinelle Nord, collaborera étroitement avec les communautés nordiques pour soutenir et accélérer l'adaptation aux changements climatiques dans les régions pergélisolées.

La titulaire de la chaire, Pascale Roy-Léveillée, est professeure au département de géographie depuis le 1er septembre 2020 et spécialiste en géomorphologie des régions froides et dans la science du pergélisol.

Information :
Site web de Sentinelle Nord
Communiqué de presse

 

 

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Projet de maîtrise professionnelle sur le Nunavik avec un stage à l’Université de Lausanne (Suisse)

11 février 2021

L’objectif du travail de l’étudiant est la collecte de données/d’informations accessibles par l’outil numérique sur les contaminants au Nunavik et leur analyse. Le terme de contamination est entendu au sens large, comme « un corps étranger de nature anthropique (aménagement, culture, pollution, etc.) ou environnementale (climat, espèce animale ou végétale, virologie, composé chimique etc.) qui est introduit ou qui s’introduit dans le système socio- environnemental existant ».

L’étudiant sera amené à réfléchir et recenser les différentes sources d’informations accessibles par le biais du numérique en lien avec cette thématique : blogs, informations sur les réseaux sociaux, bases de mesures en ligne, etc. Il contribuera à établir l’infrastructure d’une base de données en ligne faisant l’inventaire de ces données disponibles sur les contaminants croisant ces différentes sources d’informations numériques. Il sera particulièrement attentif à développer une approche critique de l’utilisation de ces données numériques particulièrement au regard du contexte autochtone du Nunavik.

L’étudiant participera activement à l’organisation des séminaires prévus dans le cadre du projet Utilisation du Numérique comme source d’Informations et moyens de Collaborations avec les communautés nordiques du Nunavik dans le contexte de la Covid 19 – UNIC et sera amené à réaliser un séjour de recherche au sein de l’Université de Lausanne pendant 12 semaines en automne 2021 ou hiver 2022.

Pour toute information supplémentaire et pour soumettre votre candidature avant le 26 février 2021, veuillez contacter Mme Najat Bhiry.

Fichier pdf du projet

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Construire en milieu urbain menace la survie des arbres. Comment faire mieux ?

05 février 2021

Les arbres en ville sont importants. Ils purifient l'air, réduisent les îlots de chaleur, aident à réguler le régime hydrique et procurent d’immenses bienfaits pour la santé. Or le développement effréné menace la survie de la forêt urbaine et de toute la gamme de services écosystémiques qu'elle nous rend.

L’ampleur de ces services est étroitement liée à l’importance de la canopée. La canopée peut se définir comme la surface couverte par la cime des arbres. On la caractérise généralement par un indice qui met en lien la surface couverte par les cimes et la surface totale d’un secteur.

Une étude récente suggère que le capital naturel du territoire de la Communauté métropolitaine de Québec et de la Table de concertation régionale pour la gestion intégrée du Saint-Laurent génère un total de plus de 1,1 milliard de dollars de bénéfices annuels.

Les services écosystémiques considérés incluent, entre autres, l’approvisionnement en eau, la réduction des inondations, l’amélioration de la qualité de l’air et la fixation du carbone. Dans ce contexte, plusieurs grandes villes se sont dotées d’objectifs ambitieux d’augmentation de canopée.

Article complet de Jean-Claude Ruel, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt, The conversation

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Sur la route migratoire la plus meurtrière au monde

04 février 2021

La chaire de recherche du Canada sur les dynamiques migratoires mondiales a collaboré à un rapport de SOS Méditerranée sur les adolescents non accompagnés qui risquent leur vie dans leur dangereuse traversée de la mer.

«J’ai passé quatre jours en mer avant d’être secouru. La nuit où nous avons quitté la Libye, le fond du bateau s’est fissuré. Personne n’a dormi pendant tout ce temps parce que nous avons dû vider l’eau à l’aide d’un bidon de carburant vide. Nous avons manqué de nourriture et d’eau après le premier jour. Un homme est même devenu si désespéré qu’il a sauté par-dessus bord. Nous avons dû l’aider à remonter dans le bateau. On avait si peur, on ne pensait plus qu’à la mort: tout le monde était persuadé que nous allions mourir.»

Abdo (prénom fictif) est originaire du Soudan. En août 2019, à l’âge de 17 ans, il a traversé la Méditerranée à bord d’une embarcation surpeuplée et impropre à la navigation avant d’être recueilli à bord de l’Ocean Viking, l’un des deux navires de SOS Méditerranée, une association civile européenne de sauvetage en mer. Son témoignage, avec celui de neuf autres migrants mineurs non accompagnés ayant franchi la Méditerranée entre 2016 et 2020, est au cœur de Jeunesse naufragée, un rapport percutant de 24 pages publié l’an dernier par cette ONG d’urgence sur un sujet brûlant d’actualité.

«Ce projet de dossier est le fruit d’une collaboration entre SOS Méditerranée et la Chaire de recherche du Canada sur les dynamiques migratoires mondiales de l’Université Laval, explique la titulaire de la Chaire et professeure au Département de géographie, Danièle Bélanger. L’idée vient de nous. Nous avons établi un contact avec eux. Les ONG ont des besoins en recherche. Comme elles travaillent beaucoup en intervention d’urgence, elles n’ont ni le temps ni les ressources pour faire de la recherche. C’est à ce niveau que les chercheurs universitaires peuvent intervenir en mettant leurs compétences à leur service. Ce projet de collaboration intersectorielle est une belle réussite pour la Chaire, le Département et l’Université.»

Une étudiante de troisième année du baccalauréat en géographie, Mireille Lajoie, a été mise à contribution dans ce projet. Sa principale tâche a consisté à monter une base de données. Elle a aussi effectué un travail de recherche à partir de documents officiels du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, de l’Organisation internationale pour les migrations, de l’Unicef et de divers instituts de recherche. La Chaire a coordonné son travail avec SOS Méditerranée. Elle a aussi financé le travail de l’étudiante et assuré sa supervision. Puis, l’ONG a travaillé de près avec l’étudiante sur l’élaboration du rapport, qui est maintenant diffusé sur le site de l’organisation.

Lire l'article complet de Yvon Larose sur Ulaval nouvelles

PHOTO : Laurin Schmid/SOS Méditerranée